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L'ouverture à l'international

Aujourd’hui si je continue, c’est parce que j’ai du plaisir à être avec une équipe et j’essaie de garder cet esprit de groupe. Même s'il y a des règles à respecter, il y a toujours une bonne ambiance et ce n’est pas la corvée de venir.

Succès national

Nous avons ouvert la boutique à Paris en 2004, elle est située cour Vendôme même si l’adresse est le 7 place Vendôme. Ce magasin nous a amené une clientèle large, éclectique et surtout internationale. Comme sur les salons, ce que l’on présente en vitrine sort du lot par rapport aux autres joailliers de la place. Ce qui arrive d’ailleurs souvent, c’est que les gens viennent se renseigner sur un bijou puis ils disent qu’ils veulent quand même faire le tour de la place pour voir ce qui se fait chez les autres, mais ils finissent très souvent par revenir.

Quand on a ouvert à Lyon, puis à Paris, on a vu beaucoup plus de monde venir à la boutique de Montbrison. Cela nous a donné plus de crédibilité, nous étions devenus une vraie marque aux yeux du public et notre image s’est naturellement légitimée.

Le bouche-à-oreille a aussi marché à Paris. On avait une clientèle parisienne qui était native de Montbrison ou de la Loire, ce sont surtout ces gens-là qui ont parlé de nous. Il y a aussi le fait que mes créations se remarquent, les gens sont intrigués et ils cherchent à en savoir plus. Enfin nous sommes une des rares Maisons à proposer la réparation de bijoux place Vendôme, certains réparent seulement leurs propres bijoux et encore ce n’est pas toujours le cas ! Mais surtout des modèles sur mesure avec le créateur

Aujourd’hui, j’ai une vraie réputation en tant qu’artisan-créateur, les gens viennent me voir pour avoir une expertise qu’ils ne trouvent pas ailleurs. L’an dernier, une dame est venue de Paris pour me faire voir une pierre. Elle avait acheté un rubis assez cher et elle était allée voir des joailliers place Vendôme pour qu’il soit authentifié. Plusieurs lui ont dit que c’était une fausse pierre, on lui a alors conseillé : « Allez voir Tournaire ». Dès que j’ai vu ce rubis, j’ai tout de suite été convaincu qu’il était vrai et je l’ai démonté pour le faire authentifier par un laboratoire. Les tests ont confirmé que la pierre était vraie, la dame enfin dotée d’un certificat était ravie. J’ai cette expertise car je regarde les choses par rapport à leur beauté, à leurs détails subtils et non par rapport à leur valeur. Et c’est encore le bouche-à-oreille qui m’a fait connaître, mais c’est quelque chose qui s’acquiert sur des années et des années.

En 2003, il y a eu le partenariat avec Lacroix qui a été un événement majeur pour nous car les médias se sont beaucoup intéressés à cette collaboration et nous avons bénéficié de l’aura de cette marque de ski haut de gamme. Ce sont Laurent Masocro, du service communication, et Bertrand Roy, le Président-directeur général des skis Lacroix qui nous ont contactés ; ils avaient l’idée de faire quelque chose de marquant : un ski-joaillerie. Ce que je voulais, c’était la liberté de création, on était dans une époque de « joaillerie d’étal » où plus il y en avait plus c’était beau. Je n’ai jamais été dans cette logique, où la beauté se mesure à la quantité. J’aime mettre en parallèle cette mode avec la peinture : avant, plus la toile était représentative de la réalité, plus elle avait de la valeur. Puis la photo, la perfection de la représentation, est arrivée ; les peintres ont donc cherché de nouvelles manières de s’exprimer et on a vu arriver les impressionnistes, pointillistes, etc. La différence entre la peinture et la joaillerie, c’est que la peinture a évolué, la joaillerie très peu.

Ouverture internationale

À un moment donné, en 2005-2006 je sentis que nous touchions aux limites de notre développement et il y avait les trois boutiques à gérer. J’avais ma famille, il fallait que j’y consacre du temps et l’entreprise ne m’en laissait déjà presque plus pour la création. J’étais devenu chef d’entreprise. J’ai donc pris la décision de m’associer avec quelqu’un pour gérer et donner un nouveau souffle à notre Maison. Je suis allé me renseigner dans une agence de recrutement pour trouver un directeur commercial. C’est là que je suis tombé sur Frédéric Saint-Romain alors qu’il rentrait de Miami et qu’il cherchait à développer une entreprise dans le luxe en France. Je savais que notre association allait marcher, on est tellement différents que l’on en devient complémentaires. Je me souviens du jour où on s’est rencontrés, je lui avais donné rendez-vous sur le parking du Super U à Savigneux et j’ai vu ce mec arriver, lunettes de soleil et décapotable. Je l’ai emmené rue Tupinerie à la boutique, je lui ai présenté nos techniques, nos collections et là il me demande : « S’il t’arrive quelque chose, comment ça se passe ? ». Nous étions devant le tiroir où il y avait plus de 2 000 moules historiques et je lui dis : « Avec quelqu’un qui a un peu de goût et d’idées, il y a là du travail pendant des années ». Nous nous sommes entendus et après une étude comptable, nous nous sommes « fiancés » pour deux années avant de s’associer et de créer un groupe qui intègrera une fonderie afin d’avoir une maîtrise complète de la chaîne de fabrication de mes créations.

J’avais la conviction qu’il valait mieux posséder moins de parts d’une boîte qui marche que 100 % d’une affaire qui allait mourir. J’avais 55 ans et malgré tout, ça fatigue de gérer une entreprise, je faisais beaucoup de management et ce n’était pas mon métier. Je suis sûr que si je ne m’étais pas associé, tous les bons éléments seraient partis. Parce que ce n’est pas drôle de se retrouver dans une boîte où le patron approche de la soixantaine ; s’il n’y a pas de perspectives de développement, il n’y a pas d’intérêt. Fred nous a apporté une nouvelle énergie et une ouverture sur l’international. Mais aussi des partenariats comme avec S.T.Dupont par exemple avec qui nous développons des modèles « S.T.Dupont by Tournaire », que l’on retrouve dans le monde entier. L’équipe aime la nouveauté et les challenges, on se fait plaisir parce qu’il y a des défis à relever.

Dès que je me suis associé avec Fred, on a tout de suite envisagé le développement à l’international. Les USA, la Chine, il y a eu des opportunités et pas mal de voyages, de rencontres, de nouveaux clients…

Aujourd’hui si je continue, c’est parce que j’ai du plaisir à être avec une équipe et j’essaie de garder cet esprit de groupe. Même s'il y a des règles à respecter, il y a toujours une bonne ambiance et ce n’est pas la corvée de venir. Je n’ai jamais cherché à séparer la partie atelier de la partie administrative. Même si pour des raisons techniques elles ne travaillent pas au même endroit, les équipes restent dans le même bâtiment. Tous les gens se connaissent, ils vont au foot ensemble, on fait des soirées où tout le monde se retrouve…

La reconnaissance

J’ai été nommé, récemment, chevalier de la légion d’honneur. Cette distinction est la reconnaissance de tout le travail accompli. Cette récompense, je ne l’ai pas réclamée, c’est la préfète de la Loire, Fabienne Buccio, qui l’a demandée après avoir visité nos ateliers de joaillerie . Lorsque j’ai reçu le courrier, j’étais vraiment surpris car je ne m’y attendais pas. J’ai donc organisé une cérémonie dans nos locaux afin que Mme Buccio me remette cette récompense. Obtenir cette distinction a été aussi l’occasion pour moi d’en apprendre un peu plus sur cette décoration Cela reste un grand honneur d’avoir été nommé chevalier de la légion d’honneur.


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