La perle

Depuis la création de la Maison Tournaire, les créateurs utilisent des perles de qualités. La perle est rare et précieuse, elle est un joyau fascinant La perle est un intrus qui a su trouver sa place parmi les merveilles de la nature. Le hasard fait décidément bien les choses… Depuis des millénaires les perles suscitent la convoitise et l’admiration.

 La naissance d’une perle est un accident de la nature. Un intrus, une poussière, un petit parasite pénètre dans un mollusque. Si celui-ci ne peut l’expulser, il se protège de cet intrus en le recouvrant de nacre, qui petit à petit le transforme en perle. C’est un long chemin qu’a parcouru la perle, qui naît dans un mollusque pour au final être sublimée par celle ou celui qui la porte. Elle dévoile sa beauté sous différentes formes, couleurs, iridescences (aussi appelées orient), tailles, lustres… Les visages si variés de la perle ainsi que l’attention particulière qu’elle nécessite tout au long de sa vie renforcent son caractère unique et magique.



Petite carte d’identité d’une gemme atypique

La perle est une gemme organique nacrée

- Sa formation : Un corps étranger se trouve au contact du manteau d’un mollusque, qui contient des cellules secrétant la nacre. Couche après couche, la nacre donne naissance à une perle naturelle…Parfois banale, et parfois exceptionnellement belle.

- Sa dureté : Sur une échelle de 1 (savon sec) à 10 (diamant) la perle se situe entre 2,5 et 4. Malgré sa dureté relativement faible, la perle est tout de même très résistante.

- Entretien de la perle : On préconise de la nettoyer avec un chiffon doux imbibé d’eau tiède et légèrement savonneuse. Il est également recommandé de la porter seulement après avoir mis crèmes et parfums, car elle n’apprécie guère les produits chimiques. En effet, une fois les perles percées et montées en collier, les produits peuvent les abîmer car ils pénètrent entre la couche perlière et le noyau.

Perles fines et perles de culture : trésors des mers

On appelle perle naturelle ou fine une perle formée sans l’intervention de l’homme. Selon les historiens, cet intrus précieux qu’est la perle fût découvert dans le golfe persique, les rivières chinoises et européennes, ainsi qu’au Sri Lanka depuis des milliers d’années jusqu’au Nouveau Monde avec Christophe Colomb fin du 15ème, qui découvrit des perles au Venezuela et au Panama. Elle est aujourd’hui très rare. C’est seulement vers 1900 que les perles de culture ont été inventées par Kokichi Mikimoto, qui en a compris le méchanisme de formation. Les perles de culture sont elles aussi naturelles, simplement l’homme a aidé la nature à finir son travail : pour les perles fines, le corps étranger venait se loger par hasard dans le mollusque. Pour ce qui est des perles de culture, l’homme effectue cette rencontre avec le mollusque, et contrôle chaque étape de la croissance de la perle. L’intrus est donc remplacé par un noyau rond de nacre, de différents diamètres.

Portrait d’une perle aux multiples reflets

La perle de culture se décline sous de nombreuses identités, selon sa provenance et les mollusques dont elle est issue. On distingue 2 grands types de perles : d’eau de mer et d’eau douce. Parmi les perles d’eau de mer, il y a les Akoya, les perles de Tahiti et celles des mers du Sud. Celles-ci naissent dans des huîtres. Tandis que les perles d’eau douce prennent vie dans des moules géantes.

- La perle Akoya: elle est cultivée au Japon, en Chine et au Vietnam et est apparue au début des années 1900. Elle est la plus connue du grand public. La plupart des perles Akoya sont de couleur blanc- crème, en passant par le jaune puis le rosé ou gris léger. En général son diamètre varie entre 6 et 10 mm.

- La perle des mers du Sud: elle provient généralement d’Australie, d’Indonésie et des Philippines mais est aussi cultivée en Thaïlande et au Myanmar et est apparue dans les années 1950. La plupart du temps, la couleur de cette perle va de blanc-crème à la couleur de l’or. Il s’agit de la plus grosse perle connue : son calibre varie entre 8 et 18mm, parfois plus.

- La perle de Tahiti: elle est principalement cultivée en Polynésie française et au large des îles Cook, elle est apparue dans les années 1960. Sa couleur va du gris au noir en passant par le vert, pourpre bleuté et peut arborer un reflet métallique unique. Sa taille habituelle varie entre 8 et 16 mm de diamètre.

- La perle d’eau douce: Contrairement aux exemples précités de perles cultivées en mer, la perle d’eau douce est quant à elle cultivée dans les rivières et les lacs. A l’inverse des autres perles de culture, le mollusque d’une perle d’eau douce peut produire plusieurs perles simultanément, la rendant ainsi plus abordable que les autres. On la trouve en Chine, au Japon et aux Etats-Unis. Elle peut être de couleurs très variables. Elle est apparue au Japon dans les années 1930 et en Chine dans les années 1970. Sa taille varie entre 2 et 13 mm. Alors que les perles de culture en eau de mer sont le fruit d’une implantation d’un morceau de manteau combiné avec un noyau de nacre utilisé pour former le cœur de la future perle, les perles de culture en eau douce n’ont pas besoin de noyau donc leur couche de nacre est plus épaisse. Elles ne sont principalement produites qu’à partir d’un bout de manteau greffé dans un mollusque. La Chine constitue le plus important producteur de perles de culture au monde. On estime à seulement 10% le taux de perles produites de qualité gemme, exploitables en joaillerie. Cela montre que le travail fourni par l’homme et la clémence accordée par la nature ne sont pas toujours suffisants pour créer les perles somptueuses mises en vitrine chez les joailliers. Il s’agit en effet d’un travail de longue haleine pour lequel les travailleurs des fermes perlières doivent s’armer de patience. Ces merveilles de perles, fruits du hasard et de la nature, requièrent de nombreux mois, parfois des années de croissance avant d’être libérées de leur coquille. Mais quel fabuleux spectacle lorsque le résultat est parfait !

Il existe aussi d’autres types de perles. Parmi ceux-ci :

- Les perles « blister » : ces perles « ampoules » forment un cœur solide à l’intérieur d’un mollusque. Contrairement aux autres perles, la partie face à la coquille n’a pas de nacre et est plate.

- Les Keshi : ces « graines de pavot » sont des perles dites naturelles provenant des mers du Sud et sont de forme baroque (soit irrégulière)

- Les Mabé : assemblage composé d’un demi-noyau de nacre, ce qui fait d’elle aussi une perle plate.



La valeur d’une perle

Selon GIA (Institut américain de gemmologie), on distingue 7 facteurs essentiels pour déterminer la valeur d’une perle :

- La taille (mesurée en millimètres)

- La forme (ronde, plate, baroque, cerclée, poire, en forme de grain de riz…)

- La couleur (couleur dominante, l’orient ou l’iridescence…)

- Le lustre (la brillance : critère clé pour établir la valeur d’une perle)

- La qualité de la surface (rayures, défauts…)

- La qualité de la nacre (l’épaisseur des couches de nacre, l’opacité, l’uniformité…)

- L’assortiment (ou le fait qu’une fois mises côte à côte les perles soient coordonnées)

Pour Philippe Tournaire, la couleur et l’orient d’une perle de culture sont les plus importants. L’orient donne « l’impression de pouvoir rentrer dans la couleur ». Le créateur joaillier est sensible aux perles qui se distinguent des autres de par leur orient que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

Ci-dessous quelques exemples de termes employés par les professionnels pour décrire la couleur d’une perle :

- Aubergine : se dit des perles de culture de Tahiti teintées de pourpre

- Paon : pour une perle de culture de Tahiti qui dévoile une couleur à dominante gris-vert à bleu-vert foncé avec une pointe de rose-pourpre.

- Pistache : pour une perle de culture de Tahiti jaune-verte.

- Dorée : les perles de culture des mers du Sud de couleur jaune délicatement teintée d’orange ou de vert.



Traitements et imitations des perles

Certaines perles de culture telles que les Akoya ou celles des mers du Sud subissent parfois un traitement tel que le blanchissement, la teinte ou l’irradiation… C’est souvent grâce aux rayons X que l’on peut voir si la perle a été sujette à ce type de traitement. On peut aussi repérer une teinte depuis le trou percé dans la perle, qui nous indique des concentrations de couleur.

Il existe une infinité de tentatives d’imitations mais aucune n’égale la beauté et l’aspect unique de la perle de culture ou de la perle fine.

Parmi celles-ci, l’essence d’orient  Au XVIIème siècle un rosaire français a mis au point un dérivé de la perle : Avec une base en bille de verre qu’il a recouvert d’écailles de poissons iridescentes et de vernis, il a obtenu une imitation très convaincante de la perle naturelle. Cette méthode est encore utilisée bien que remise au goût du jour. Le fait est que les imitations ont bien souvent l’air trop parfaites pour prétendre être des produits de la nature !

A travers les siècles, encore et toujours la perle reste un élément clé de la joaillerie. Une fois portée, en bague, pendentif, collier…La perle dégage toute sa splendeur et se montre sous son meilleur jour. Invitation au rêve de baignade dans les mers et eaux douces, c’est un véritable plongeon dans la beauté de la nature. Ce « sublime accident » comme aime l’appeler Philippe Tournaire, est une véritable source d’inspiration. Venez découvrir cette merveille à travers les ateliers Philippe Tournaire ! Nous ne manquerons pas de vous faire voyager dans le monde improbable et charmant d’un corps étranger auquel tout le monde est désormais habitué ! La perle pièce maîtresse de créations uniques, à son image…


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